dimanche 15 janvier 2017

« L’extraordinaire histoire de ammi Ahmed »


Une leçon de vie
Ammi Ahmed était ce type de personne que tout le monde aimerait être. Toujours de bonne humeur, gaie et joviale, il avait plus particulièrement ce plus qui nous manquait à tous, ce quelque chose qui fait la différence et qui élève certaines personnes au rang des gens les plus illustrés c’est d’être positif tout au long de leur vie quelque que soit les circonstances. Chaque fois que je lui demandais comment il allait, il répondait toujours « ça ne pourrait pas aller mieux. »(Alhamdoullillah).
Il avait bourlingué un peu partout,avant d’être emprisonné,humilié dans les geôles de l'armée françaises,avait exercé divers travaux après l'indépendance de l’Algérie, et plusieurs de ses proches l’avaient suivi. La raison pour laquelle ils le suivaient était son attitude : C’était un leader né !
A chaque fois qu’un ami, un voisin, ou un de ses enfants, était dans un mauvais jour, ammi Ahmed était là pour lui faire voir le côté positif de la situation. Jamais je ne l’ai vu se morfondre ni se lamenter sur son sors, et dieu sait combien il en a enduré.il avait en lui cette faculté et ce don de toujours prendre les choses du bon coté.il n’est pas aussi parfait qu’en le pense. A son âge il a le tempérament de vieux, bien établi, solidement figé, semblable au caractère rigidifié de la junte sénile. mais ammi Ahmed avait quelque chose d'unique et qui le distinguait des autres,en adoptant une attitude singulière et un comportement positif vis-à-vis de la vie, lui donnant ainsi un atout certain d’être un homme particulier et respecté.
Un jour je suis allée voir ammi Ahmed et je lui ai demandé :
- Je ne comprends pas… ce n’est pas possible d’être positif tout le temps, comment fais-tu ?
- il n’y a pas de secret à cela, c’est une manière de penser, une sorte de corps-esprit, chaque matin ; me répond-il, je me réveille et je me dis : « Ahmed, tu as deux options aujourd’hui : tu peux choisir d’être de bonne ou de mauvaise humeur ». Je choisis alors la bonne humeur.
Et il ajoute, chaque fois que quelque chose de désagréable m’arrive, je peux choisir de me comporter en victime ou d’apprendre de l’expérience. Je choisis alors d’apprendre. Chaque fois que quelqu’un vient se plaindre, je peux accepter sa remarque ou lui montrer le côté positif de la vie. Je choisis de lui montrer le côté positif de la vie.
-d’accord répondis-je, il faut avouer que ce n’est pas facile.
- ça l’est. Répondit ammi Ahmed. TOUT, DANS LA VIE, EST UNE QUESTION DE CHOIX. Si tu simplifies la vie, toute situation se résume à un CHOIX.
Tu réfléchis, puis choisis comment réagir devant chaque situation, choisir le coté de la barrière, être victime ou apprendre, c’est également, toi qui choisis la façon dont les autres influencent tes états d’âme, c’est toi qui choisis d’être de bonne ou de mauvaise humeur. En résumé, TU CHOISIS COMMENT VIVRE TA VIE.
Alors, depuis, j’ai appris à me souvenir de ammi Ahmed quand je devais faire un choix.
Ammi Ahmed est ainsi fait, même dans les moments les plus difficiles, lorsqu’il avait vu disparaitre pour toujours ses amis de combat, et de lutte, sa fille fauchée à la fleur de l’âge par le séisme de 2003, le jour, où il s’est fracturé le col du fémur luttant seul contre la douleur et qui me répondait appuyant sur sa canne.
-ce n’est rien mon fils, j’en ais vu d’autres !(alhamdoullillah)
C’est ce jour là que l’image de ammi Ahmed s’est incrustée dans mon esprit car j’avais à mon tour, un choix à prendre, je l’ai immédiatement pris en urgence à l’hôpital. Après l’opération et quelques semaines de rééducation, ammi Ahmed rentra chez lui sans rien changer dans ses habitudes.
Quelques temps après je retrouve ammi Ahmed et quand je lui demande comment il va, il me répond invariablement et avec un large sourire « impossible d’aller mieux ». Et quand je lui ais demandé comment il avait supporté tant la douleur, il répond :
-« au bloc opératoire, à demi conscient, j’entendais le son aiguë de la fraise orthopédique, le claquement des instruments chirurgicaux, le chirurgien qui me parlait d’une voix presque inaudible et qui ne se lassait pas de dire sur un ton rassurant que tout allait bien se passer. Mais ce jour-là, mon cœur ne le prenait pas de cette façon, je sentais au plus profond de moi, que les choses n’allaient pas comme elles devaient êtres. J’ai pris alors peur, amplifiée par une voix intérieure qui résonnait comme un son de cloche que je suis un homme mort ! ».
C’est à cet instant précis que mon instinct de survie se réveilla, j’avais deux options vivre ou mourir et moi comme toujours, j’ai choisi de vivre.je m’adressais au chirurgien en ses termes :
-« Docteur, faites de votre mieux, moi j’ai décidé de vivre ! ».pendant qu’ils riaient, mon cœur s’apaisa et reprend confiance et gout à la vie.
Ammi Ahmed, avait également vu partir d’abord son père et sa mère, puis les uns après les autres ses six (6) frères et demi-frères. (Yousef-Mohamed-Dahmane-Ahcene-Brahim-Mabrouk).à l’enterrement de son frère, voila peu, mort amenée, je l'ais vu assis au loin, solitaire et l'air pensif.il sentait sans doute la fin proche, lui le dernier vivant parmi les morts. C’est l’unique fois où j’ai vu ses yeux noyer dans les larmes.
Je l’approche discrètement, je pose ma main sur son épaule, il releva doucement sa tête, puis serra fortement le poignée pour me signifier que tout va bien.
-"Ça va " insistes-je?
-« ça ne pourrait pas aller mieux. » ( alhamdoullillah)dit-il. J’en conçois, la mort est cruelle, elle abat, fauche, frappe, moissonne, elle est misérablement triste .mon frère est mort d’une belle mort, je tiens à la vie parce que je cultive toujours en moi les bons et merveilleux moments qu’on avait passé ensemble.
Quelle GRANDE ET BELLE leçon de vie qu’ammi Ahmed nous enseigne !grâce à sa surprenante attitude positive en choisissant chaque jour le choix de vivre pleinement sa vie.
quel personnage incroyable ;il séme le bonheur et la joie de vivre dans chaque coeur et dans chaque maison.
Finalement, L’attitude, c’est tout ce qui importe, dans tout ce que nous sommes, comment nous nous sentons, comment les autres nous voient et comment nous vivons, seuls nous prenons la décision.
Imitons ammi Ahmed, être positif en toute Circonstance, (ce qui attire TOUJOURS plus de bonheur), ou adopter une attitude Négative et voir le mal en tout (ce qui attire également TOUJOURS plus de Malheur) En UN SEUL mot « par votre Attitude, vous choisissez VOTRE VIE ».
Souvenons-nous toujours d’ammi Ahmed, à chaque fois que vous êtes à la croisée des chemins, qu’en vous, en chaque personne, en chaque situation, même la plus négative en apparence, il y a toujours un côté positif.
Et maintenant, vous voila devant deux (2) choix à prendre :
-1- Si cette façon de voir la vie, ne vous plait pas, veuillez oublier cet article et faites comme si vous ne l’aviez jamais lu.
-2-Si au contraire, vous aimez cet article, transférez le à tous ceux que vous appréciez même si cela revient à le renvoyer à la personne qui l’a écris.
Moi j’ai choisi d’écrire cet article pour rendre hommage à ammi Ahmed, et pour vous faire connaitre ce qu’ammi Ahmed m’a appris sur la vie.
Alors transférez cet article à tous ceux que vous aimez
l.ouali janvier 2017

mardi 3 janvier 2017

Le riche et le pauvre


Le riche est or par dehors, et fer par dedans.
Le rêve et le souhait de tout un chacun est de vivre pleinement son présent et de croire aux lendemains meilleurs. Ça ne sert à rien de se morfondre sur ses états, et ses humeurs, tantôt hauts, tantôt bas, c’est ainsi, c’est le baromètre de la normalité humaine.
Il faut arracher au présent le meilleur de ce qu’il offre, positiver dans la vie est aussi une manière, un art, de vivre. Voir toujours le bon coté de la chose, et apprendre à se contenter de peu qui est une bénédiction du seigneur, car sans le regret, on saura point ce qu’est le bonheur. Je ne sais pas si vous partagez mon avis ?, la vie est ainsi faite, pareille à une roue qui tourne où chacun possède un ticket sur lequel est inscrit un numéro. Le tour de chacun arrivera sans aucun doute (le bonheur) .il ne faut pas essayer de resquiller, au risque de perde sa place, il faut patienter et apprendre à attendre son tour .car le bon dieu à promis à chacun de nous le droit au bonheur.
On raconte, autrefois, dans un village reculé vivait un riche entrepreneur qui possédait bien et terres. Alors que son frère qui résidait juste à coté de lui dans un taudis et vivait dans le dénuement le plus total.
Choqués par cette tournure, les villageois ont pris la décision d’aller voir le riche afin de le ramener à la raison.ils arrivèrent après moult palabres à le persuader. Au petit matin, résigne et convaincu, il se rendit chez son frère et lui apporta un sac plein de d’argent en lui tenant ces propos.
-« oh mon frère, fils de ma mère, pardon mon égoïsme et mon ingratitude, je viens vers toi pour expier ma faute, voila de l’argent, beaucoup d’argent. Fais en ce que tu veux, et j’en serais encore plus heureux, si tu viens me voir à chaque fois que tu es dans le besoin ».
Tout auréolé de cette aubaine tombée du ciel, le pauvre bonhomme voyait dans son imagination toute aussi excitée et sa vie a changé du tout en tout. Du jour au lendemain, sa façon de penser à été complètement bouleversée.obsédé, il n’avait de yeux et de l’esprit que pour l’argent, il commençait à réfléchir à quoi lui servirait tout cette fortune, il sortait peu de peur d’être volé, parlait peu, car préoccupé par ses conceptions de projets qui se réalisaient à un moment et qui s’annihilaient immédiatement comme des châteaux de cartes. Devint ainsi négligeant envers son travail et sa petite famille, jusqu’à ce que sa femme le ramène à la réalité.
Il prend le sac d’argents et va à la rencontre de son frère.
-« Oh frère, fils de ma mère, dit –il sur un ton triste et ferme.je ne peux accepter cette argent qui me rend vénal, reprend –le c’est le plus grand service que tu me rends. J’étais sans souci et heureux dans mon taudis et mon travail qui me faisait vivre. J’accepte volontiers l’offre du bon Dieu, le bonheur et la tranquillité que beaucoup de gens n’ont pas. »
On est riche lorsqu’on est content de ce que Dieu donne.
A vous tous, je vous dis bonne et heureuse année 2017.
l.ouali /janvier 2017

dimanche 27 novembre 2016

Hamid,le marcheur infatigable


Au quatrième jour, Hamid arriva à la djemaa, tout trompé de sueur, essoufflé, et fini par lâcher après une brève pause.
Écoutez dit-il, je l’ai vu de mes propres yeux, il passait devant moi, en longeant la route en direction d’Aourir Eulmi.
C’etait un homme hors du commun, un marcheur infatigable, une espèce adaptée à la marche, les distances ne l’effraie guère. Il suffisait juste de voir sa façon de se tenir debout, ses pieds robustes et sa démarche souple.
Il était un admirable spécimen, ses bras larges et musclés, sa stature droite et effilée, et son regard franc, calme et attentif.
Hamid etait subjugué, car l’homme aux sandales de moissonneurs de part son tempérament égal, et son caractère aigu, et sa force intérieure, une énergie inépuisable, lui faisait rappeler bien des choses. Cet homme qui lui est inconnu, et qui n’avait jamais vu auparavant, lui ressemblait en tout point.
Hamid avait hérité un fâcheux caractère de son pére, celui d’être têtu comme une mule, mais il avait un cœur docile et résigné comme un agneau, il ne savait rien faire d’autre que de travailler la terre et paître le petit troupeau de chèvres, car tout manquait dans ces régions arides et désolées, pour assurer la substance et la vie des villageois. Alors les gens ont appris à voyager et à parcourir les distances sans compter. Hamid, croyait naïvement et depuis tout le temps, qu’au-delà des montagnes qui entouraient son petit village, où nulles vies ne subsistaient.lui qui connaissait tout de son village, ses coins et recoins, les maisons, les ruelles étroites, les arbres, les pierres et aussi loin que portait son regard, mais jamais il n’avait imaginé un seul instant franchir cette citadelle qui se dressait tel un mur de prison, jusqu’à ce jour où il fit la rencontre de l’homme aux sandales de moissonneur.
Celui-ci lui avait ouvert les yeux et l’esprit, il lui avait donné l’occasion de penser par lui-même, de réfléchir à son avenir et plus encore sur le sens de la vie, et à bien d’autres choses, lui qui n’aimait guère se tortiller l’esprit. Il s’est réveillé de son profond sommeil, et il s’est rendu compte de sa narcolepsie il fallait juste du cran et de l’ambition
De tout temps, ces paysans montagnards, crus, et durs, là où les hivers sont rudes, et les chaleurs torrides, se sont apprivoisés d’instinct où d’atavisme à aller chercher ailleurs ce qu’ils n’ont pas chez eux. Ah ces villages semblables à des nids de faucons, perchés sur les cimes, bâtis sur les pitons de montagnes et les sommets de mamelons qui séparent les vallées,lovés entre des montagnes qui se dressent majestueusement comme de véritables Forteresses, des remparts infranchissables contre les envahisseurs de tout bord. La maison, l’abri dans sa dimension protectrice, elles étaient toutes en dur ou presque, sans étage parfois surmontées de pergolas, couvertes de tuiles rouges, qui s’écrasaient les unes contres les autres et séparées par de fines et étroites ruelles, et s’écoulaient ainsi en longueur pour en faire un collier de perle.
Partir c’est mourir un peu, mieux que de rester et de crever doucement, pensait Hamid, en faisant fi de la séparation et de la douleur.
Hamid, avait vu d’abord, son père, partir ailleurs troquer sa force contre de menus fretins, puis vint le tour de son demi-frère et son frère de quitter le village et d’aller au pays où on gagnait de l’argent, et pourquoi pas lui, pensait-il ? Il n’avait pas tardé à suivre le même chemin que son père. Tout le monde au village se rappelait du pére de Hamid, un personnage peu commun par sa vigueur musculaire, et son entêtement acquis probablement de la dureté, et la rugosité des montagnes, celui qui avait surtout conjugué le verbe « troquer » à tous les temps. D’abord il avait troqué le savoir contre le métier de berger, quoique qu’il n’ait nullement le choix, puis l’école coranique à l’école classique et enfin à chaque retour au bled il troquait son costume trois pièces contre une gandoura et claquette. Il s’asseyait à la djemaa entouré de ses amis en se remémorant à satiété les jours d’avant.
Hamid, etait Habitué à bourlinguer depuis sa tendre enfance, il n’hésita pas un seul instant à se débarrasser de son bâton pastoral et aller à la conquête de la grande ville, avec ses charmes et ses rêves. Il était persuadé, comme tous les enfants de son age, que le monde se limitait à son village, un trou perdu, encerclé par d’infranchissables montagnes .une image que sa petite cervelle le lui renvoyait .Il se ressaisit vite comme s’il venait de recevoir une claque, une fois le taxi lourdement chargé dans lequel il etait, avait franchi les montagnes. Il fut conquis, la joie illuminait son visage, tout heureux de découvrir les routes bitumées et les plaines à pertes de vue, les yeux grands ouverts, le cœur joyeux, et chargé d’émotion, les souvenirs se bousculaient dans sa tête, à la vitesse du véhicule qui longeait la route Bordj Bou Arrerridj et la ville d’El Achir, droite sur douze kilomètres et qui semblait interminable.
A ce moment, Il s’était rappelé quand il est allé rendre visite à l’imam du village, celui-ci était alors une reconnaissance sociale et une influence religieuse sans partage, une figure bien établie qui faisait autorité, un homme qui détenait savoir et pouvoir. Hamid est allé le voir comme le faisait tous les villageois qui désiraient partir, pour lui demander permission et surtout recevoir sa bénédiction (prière du salut).
Cette matinée-là, Hamid de nature réservée et craintive , percluse de réticences avait du ramassé tout ce qu’il lui restait comme courage, le cœur lourd, et les yeux larmoyants, il ne trouvait de l’aisance et du contentement qu’auprès d’un ami d’enfance qui l’avait d’ailleurs persuadé, à aller a la rencontre du cheikh, sans lui, il n’aurait jamais pu franchi le seuil de la porte. Le cheikh avec sa gandoura et son burnous, etait assis à même le sol, le regard perdu, le geste assuré, un modèle religieux approprié dans sa personne, sa tenue et son habillement. Hamid s’avança timidement, s’agenouilla pieusement devant le cheikh, dans un élan d’humilité religieuse, les yeux fixant le sol, évitant sciemment de croiser son regard, manifestement gêné, il fut précipitamment sa demande, pressé d’en finir au plus vite.
L’imam, très pesant, prenant tout son temps, et après un long silence, suivi d’un long soupir, fini par lâcher :
-« J’ai vu partir l’un après l’autre, ton père, tes frère, tes cousins et beaucoup de personnes qui faisaient la force et la richesse de ce village, car il n’y a ni richesse ni force que d’hommes. Cette terre est pareille à l’arbre qui perd ses fruits ou une mère qui voit partir ses enfants.
Je ne saurais te dire s’il faut partir ou rester, car bien des gens sont venus me voir tout comme toi pour me demander conseils et absolution et qui en finalité n’ont fait qu’a leur tête. J’ai peur de t’enfoncer si je te dis que ton avenir est parmi nous, mais je suis persuadé que ta décision est déjà prise et rien au monde ne te fera renoncer à l’appel de la ville. Alors va mon fils, va vers ton destin, je te donne ma bénédiction et que dieu te vienne en aide. »
Hamid, ne pouvant contenir tant d’émotion sanglotât longuement derrière la porte, et se jeta de tout son poids dans les bras de son compagnon. Sa pensée est allée aussi vers sa mère, pitoyable, vieillie par la douleur plus que par l’age, avec ses lamentions telles les remous des vagues qui martèlent sa petite tête comme un tambour.il se rappelle bien des dernières paroles encore toutes fraîches qui lui reviennent à l’esprit quand la mère exprimait ses sentiments sur un ton solennel et lamentable :
-« Oh mon fils bien –aimé, toi qui plantais, et récoltais et qui veillais sur nous, ton départ va ôter la joie de cette maison et obscurcir davantage ma vie. Que deviendrais-je sans toi ? ». Hamid fut brusquement ramené à la réalité en se réveillant de son sommeil, lorsque le véhicule s’arrêta brusquement dans un grincement de frein et le chauffeur d’une voix aigue et criarde :
-« nous voila en ville ! »
-« où dois-je vous déposez monsieur Hamid ? »
-« chez mon frère, tu dois connaitre l’adresse répond timidement Hamid.
Au matin, il découvre d’abord l’appartement et la chambre dans laquelle il avait passé la nuit et qui sera par la suite l’unique chambre qu’il partagera pour une longue durée avec son épouse et ses enfants. Puis avec éblouissement la magie de la ville, avec ses lumières, ses voitures et ses buildings. Un présent qui semble –il le délivre de l’étroitesse ruelles du village et des bois sombres et glacés.
Il poursuit ainsi son chemin ,celui déjà emprunté par son pére en exerçant des menus travaux en débutant par être boulanger d’abord puis en revenant à sa véritable nature d’aventurier , pour être chauffeur d’entreprise puis de taxi . Et comme marcher lui collait à la peau il revient à son premier métier de boulanger une fois établi en France !comme quoi Hamid cours toujours après le pain ! Hamid avait connu une jeunesse difficile, il avait du trainer ses grolles un peu partout sans jamais trouver le milieu qui lui sied. Jusqu’au ou il débarque en France.
Et lorsque il revient de temps à autre au bled, il retrouve alors ses amis, ses proches bien mieux, qui ont de la santé alors que chez lui se lisait les regrets infinis d’avoir tant donné pour si peu.
l.ouali in "rêves d’été"-thirga unabdhou-
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mercredi 16 novembre 2016

la dame de la rue Bakour Lounes


L'oie qui fait sa loi!
Dans la ville côtière à l’est de Boumerdes, auparavant « courbet », Zemmouri actuellement, une localité qui dépendait autrefois de la vaste plaine des Issers, nom dérivant de Yasser (fort belle plaine) du temps du sultan Moaiz Bella.la porte d’entrée de la Kabylie.
C’est dans ce petit village*, aux senteurs de la sardine et aux cris des mouettes que vit une oie au caractère fort étrange.
Nulle sentinelle n’est plus vigilante et sure que notre volaille qui arbore une allure fière, le cou tendu, la tête en l’air, écoute, veille et jette à la moindre apparence de danger le cri d’alarme. Et tout à coup, comme un orage dans un ciel serein, elle change bizarrement de comportement, tête au raz du sol, les ailes écartées, et fonce dans une première charge destinée à intimider l’adversaire puis la suivante sera suivie de pincements aux talons et aux mollets, mais sans aucune dangerosité sauf une mauvaise chute.
En débouchant sur la rue chahid Lounes Bakour et à mi chemin juste à coté du lavage auto. La-voila notre Oie domestique, blanche et grasse comme un cygne, au bec rouge foncé, au ventre d’un blanc éclatant. Elle lustre ses plumes à coup de bec, cacarde, et marche en dandinant gracieusement, en défilant au pas de parade, au pas d’oie. Elle a de la grâce notre bernache, impériale dans sa démarche, le buste bien droit, le pas cadencé, les pattes tendues tel un soldat Prussien, elle part en pâture, désherber les cultures, et à la recherche des grains et des épluchures de légumes.
Ces volailles tant appréciées pour leur chair, et leur foie gras, leurs œufs mais aussi pour la production de plumes (duvet), ou juste pour le plaisir de l’adopter comme animal de compagnie.
Mais surtout, aussi paradoxal que cela puisse paraitre elles assument leur rôle de gardiennage, après le chien de garde, voila l’oie de garde !
Gare à celui qui s’en approche, car quiconque ose emprunter la ruelle, sera sévèrement puni. Notre bécasse de la rue Bakour, le cerbère d’un nouveau genre, elle a une fâcheuse tendance à passer le plus clair de son temps dans la rue, alors elle impose sa loi, filtre le passage et s’insurge contre tous ceux qui frôlent la maison.il parait qu’elle a une préférence pour la junte féminine de surcroit les porteuses de hidjab ! Elle n’hésite pas à becqueter en choisissant spécialement les talons et sauter sur tous individus qui osent s’aventurer sur son territoire,
Sans être réellement méchante car c’est dans sa nature.les oies disposent d’une bonne mémoire, très sociables et possèdent un instinct grégaire développé. Avec leurs cris strident et leur capacité de pincer suffisent à décourager d’éventuels intrus.
Combien de femmes se sont vues rebrousser chemin ?combien d’enfants se sont pris les jambes au cou ? Mais notre demoiselle sans vouloir être un méchant chien de garde ne fait en réalité qu’impressionner. Elle est la sympathique mascotte de la rue Bakour, elle donne des couleurs, du mouvement de la joie à la longue ruelle qui paraissait plongée dans un semblant de vie.
Village* : le village a grandi depuis, il est resté petit, charmant et nostalgique juste dans nos esprits.
l.ouali octobre2016
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vendredi 14 octobre 2016

un chanteur en prison


la betise humaine
En entrant dans le magasin de fruits et légumes, mon regard se posa sur l' étal ou se trouvait un téléphone portable qui recoulait d’une merveilleuse sonnerie, il émettait un son vocalisé. Un ramage des plus mélodieux qui transformait la boutique en un éden des plus exotiques.
Le doigt pointé sur le téléphone, j’avertis le vendeur de la sonnerie, peut être qu’il ne l’a pas entendu, me suis-je dis, ce dernier sourire sarcastique aux lèvres me répondit d’une voix moqueuse :
-« Non, monsieur, c’est une application androïde destinée spécialement à l’apprentissage. Voyez-vous, dit-il en usant d’un discours interminable, avant de finir par, le chant s’apprend à l’écoute des oiseaux de la même espèce ».
Je levais la tête et sur le mur était accrochée une cage dans laquelle un bel oiseau, brun de plumage taché de blanc, répandait un son doux et harmonieux agréable à écouter.
J’étais un peu sidéré par cette technique, et moi qui connaissait peu de choses sur ces petites bêtes, qui vocalisent, et émettent des gammes, des arpèges, des trilles, des cris, où les tons et les demi-tons s’emballent au rythme d’une mélodie en faisant jouer leur syrinx.
Ces oiseaux chanteurs, animaux de compagnie, élevés en cage, dans l’unique objectif de distraire par leurs chants. Qu’ils babillent, gazouillent, jabotent, piaillent, piaulent ou ramagent et que sais-je encore ?
Des termes qualifiant les divers sons, les appels émis en vue de communiquer, et qui caractérisent les chants d’oiseaux.qui pour réclamer de la becquée, ou servir aux préludes amoureux, ou à exprimer une menace, une peur, ou à signaler son autorité sur un territoire !cette langue des oiseaux prend une dimension symphonique à l’oreille humaine.
Des sons roulés profond, très harmonieux du Canari male, aux plumages variant du jaune au vert. Aux gazoullis, chant musical et prolongé du chardonneret élégant, au coup de gosier très caractéristique du rossignol appelé poétiquement « gouttes d’eau ».au coucou du rouge-gorge.aux sempiternelles ritournelles du pinson, sans oublier le mésanges charbonnière-et la linotte mélodieuse . Ces symphonies qui s’échangent à longueur de journée sont en réalité un dialecte qui exprime l’appartenance à un groupe d’individus, une variation de chant selon la saison dans un but bien précis.
Ainsi donc, les oiseaux parlent et bavardent !quelle trouvaille !et je ne me rendis pas du tout compte de cette merveilleuse faculté que possèdent ces passereaux, à émettre des sons articulés, harmonieux, capables de s’écouter, et de se comprendre !par conséquent j’en déduis qu’ils doivent penser et raisonner !
Et si c’était le cas ? Rien ne les empêchent d’être comme nous, de sentir d’aimer, de vouloir !alors pourquoi emprisonnent-on ces êtres avec qui on partage les mêmes aspirations ?
Le comble, ce que le marchand de légumes et de fruits ne savait pas, un drôle d’oiseau celui-là, c’est que l’oiseau dans la cage ne chantait pas, il pleurait !pardi crie-je
-« Il vaut mieux être oiseau de campagne qu’oiseau de cage. Nous serons tous morts demain, moi d’amour et de liberté », m’a dit l’oiseau.
Nb/c’est l’oiseau qui me l’a dit, depuis que j’ai appris à décoder leur langage.
lyazid ouali octobre 2016
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dimanche 2 octobre 2016

Fodil,le boucher de mon village


notre boucher,l'artiste
Dans le petit village de Zemmouri (Courbet) dans la wilaya de boumerdes, se trouve une boucherie, située à l’angle de l’intersection, en plein centre de l’agglomération, appartenant à la famille des Bouiri.
Fodil, en est le patron et le gérant de ce commerce, un jeune homme d’une trentaine d’années, originaire de Menerville. Cette ville avec sa longue histoire, qui tire son nom du juriste et premier président de la cour d’Alger, Charles-Louis Pinson de Menerville (1808/1876) en remplacement de son véritable nom Amazigh, Tizi Nat Aicha (le col des Ait Aïcha), devenue Béni Aïcha, puis transformé de nos jours en Thenia.
Fodil est un artiste à sa façon, comme l'est d’ailleurs son frangin Djillali,propriétaire lui aussi d'une boucherie située sur la même artère.ce dernier un méticuleux maître artisan sorti à la bonne école.un métier hérité du père, et du grand-père, boucher de leur état depuis la nuit des temps et qui à leur tour l’ont transmis à leur progéniture. L’amour du travail manuel est l’une des qualités qui a poussé Fodil à aimer ce métier et devenir au fil du temps un fin et habile technicien, qui manipule avec dextérité les carcasses de viande et maîtriser ainsi les différentes techniques de découpe et de désossage.
Chez Fodil, le strict respect des normes d’hygiènes, de sécurités, et les règles sanitaires sont indispensables et même la règle principale de tout commerce afin de garantir une viande fraîche et comestible aux clients. Il propose à sa fidèle clientèle un produit de haut de gamme, du premier choix, il possède son propre troupeau d’ovins et de bovins entre Charolaise, la meilleure race du monde et la Limousine, du limousin la race essentiellement bouchère, grassement nourries bien gardées dans sa propre étable.il offre ainsi aux clients toutes les informations sur l’origine de ce qu’ils mettent dans leur assiette, transparence et traçabilité.
Fodil, l’artisan, possède un don inné dans la découpe et l’art de présenter les morceaux de viande, avec des noms qui prennent des formes poétique voire exotique, araignée, poire, merlan, ou onglet qui donnent de l’eau à la bouche, un bon compromis entre gout et la tendreté.
Il apprécie également le contact humain en se montrant aimable et accueillant avec une oreille attentive, et des conseils avisés sur le choix de la viande. Ainsi il conseille pour les grillades et les rôtis les morceaux du dos, comme le filet, le faux-filet et rumsteck qui sont tendres, tandis que ceux des cuisses arrière, sont des morceaux plus goûteux et plus fermes.
Fodil parle de son métier comme dans un livre ouvert, doué jusqu’à l’os, tel un grand maître de la toile, il donne aux morceaux de viande bien arrangés merveilleusement agencés, dans le présentoir réfrigéré une valeur et une perspective d’un chef d’œuvre à tel point que son magasin est non seulement une boucherie où tout le quartier vient s’approvisionner de viande fraîche mais prend également aux yeux de la clientèle, une dimension artistique, une véritable galerie d’art !
Du rumsteck, « le steak de la croupe », appelé autrefois la culotte, un morceau de découpe du bœuf, le faux-filet qui correspond à une découpe du muscle longissimus du dos et des cotes. Le filet de bœuf, l’excellent morceau, plus tendre, plus doux situé dans la région lombaire.aux cotes de bœuf, les vraies, les basses et les plates cotes, sans oublier l’entrecôte, qui est en réalité une cote à qui on a retiré l’os, principalement destinée à la grillade. Au rond de gite dans les cuisses bon pour les brochettes, à la macreuse à bifteck, jumeau et paleron sur les pattes avant.
Un détour s’impose au magasin de Fodil, car chez lui, tous les sens se réveillent.
l.ouali octobre2016
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mardi 16 août 2016

Debbih Cherif dit si Mourad


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l'enfant terrible d'ith yaala
Debbih chérif, dit si Mourad, orphelin de pére, né en 1926 à el Biar,Alger,originaire du village de Tiget ,Harbil, du arch nith yaala, en basse Kabylie au nord de la wilaya de Sétif, sa famille débarqua à Alger à la fin des années trente, il passa son enfance et son adolescence au quartier la redoute actuel El Mouradia.
Si Mourad était plutôt brun pale, une pâleur hindoue avec de petits yeux brillants tirés vers le haut qui lui donnaient un petit air mongol, ou japonais. De taille, il ne dépassait guère les un mètre soixante. Mais il avait de la classe, sportif par nécessité et féru de mécanique, quoiqu’il ne poussa pas loin sa scolarité, il n’avait fréquenté l’école que deux ans en tout et pour tout, mais il lisait ….il lisait beaucoup, un fou de la lecture du journal le monde, d’Alger républicain, sa faiblesse pour les bandes dessinées, le scoutisme et la place privilégiée qu’il avait pour l’imam Abderrahmane el Djillali dans la médersa « ettarbia wa tettalim ».
En 1951, il prit le chemin de l’exil, où il fut chargé de convoyer Boudiaf désigné à un poste de responsabilité à la fédération de France.
A la fin de 1954, il fut placé par Oumrane à la tête des commandos du FLN de Belcourt-clos-salembier et Hussein dey, responsable de la zone autonome d’Alger dans la basse casbah. C’est à l’abri qui leur servait de PC, au 4, impasse saint-Vincent-de Paul. Actuellement Zouaoui Mokrane qu’il trouva la mort le 26 aout 1957, abattu par les parachutistes français. Il était quatre dans le refuge de la basse casbah, à la demeure de la famille des Rodaci où Si Mourad, Âgé alors de trente ans, hadj Athmane dit Ramel (Kamel), Benhafid Noureddine, frère maternel de Ramel, et Amitouche Zahia. A treize heures tapante les militaires parachutistes du 3eme RPC commandés par le colonel Bigeard agissant sur dénonciation, encerclaient la maison des Rodaci, située au 4, impasse de saint-Vincent de Paul.
Assiégés de toutes parts et dans le but d’épargner les locataires et la maison qui risquait d’un moment à autre d’être dynamitée, Ramel et Mourad décidèrent de sortir et de continuer à se battre dans la rue.
Debbih chérif dit Mourad, hadj Athmane en compagnie de Benhafid et Zahia Amitouche sont tombés au champ d’honneur le 26 aout 1957.
La principale rue longeant le quartier de Soustara porte son nom.
El Hachemi Larabi, Debbih Cherif et l’ultime bataille d’Alger, Necib Editions, Alger 2013, 202 pages.
l.ouali aout 2016

mercredi 10 août 2016

Benadouda Abdehamid


le chahid Benadouda Abdelhamid
Benadouda Abdelhamid est né le 23 mars 1934 à Alger, au n° 27 de la rue, Darwin, villa appelée aujourd’hui (Dar el hadj khalfa) du nom de son père. Originaire de la basse Kabylie, du village de Timenquache de la tribu d’Ith YAALA.
Il est le second d’une fratrie de neuf (9), six (6) garçons : Ammar-Noreddine-Mustapha-Abdelaziz-Cherif-et Saïd et de trois (3) filles : Nacera-Zineb-et Fatima.
Dés son jeune âge, il s’était forgé des convictions patriotiques, aidé par l’atmosphère nationaliste qui régnait dans sa famille, l’entourage immédiat, et l’apport de ses frères Ammar et Mustapha.il ne tarda pas a activer au sein des scouts musulmans algériens, plus exactement du groupe « Émir Khaled » de Belcourt et obtient le grade « d’Éclaireur de la patrouille des aigles ». (Ouvrage « Emir Khaled de Belcourt » de Mohamed Tayeb Illoul et Ali Aroua, éditions Dahlab, alger 1991).
Une fois le baccalauréat, obtenu au collège moderne du champ de manœuvres, Abdelhamid répond à l’appel à la grève des étudiants lancé par le F.L.N.en mai 1956, en devenant l’un des principaux animateurs du mouvement estudiantin, au sein de l’union Générale des étudiants Algériens.
Abdelhamid avait rejoint l’armée de libération nationale en aout 1956, affecté à la wilaya I, au maquis des Aurès, dans la région d’Ain Touta, où il deviendra officier puis chef de région.
Abdelhamid était connu sous le nom de guerre « Si Ali », et aussi de « Tebib » (médecin), surnom que ses compagnons lui avaient ajouté, car il prodiguait également des soins aux citoyens et à ses frères de combat.
« Si Ali Tebib », tombe au champ d’honneur, après quatre ans d’activité, les armes à la main, le soir du 4 aout 1960 dans le col de Berriche (Ain Touta-wilaya I, zone I, région II).
Son corps fut exposé comme un trophée, sur la place publique d’Ain Touta pour montrer à la population qu’il était bel et bien éliminé.
Aujourd’hui, le nom de Benadouda Abdelhamid arbore à jamais et avec fierté, le fronton de l’hôpital d’Ain Touta et une rue d’Alger près de la place du 1ER Mai.
l.ouali 2014
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Makhouf ouali


le chahid Makhlouf ouali
Ouali Makhlouf, le commissaire politique, chargé de la distribution des dons et collectes aux démunis et veuves de chouhada. Un homme lettré, et digne de confiance. L’homme aux cheveux blonds, et aux yeux bleus, doté d’un grand gabarit .des épaules d’un galbe parfait, une taille mince, frêle et d’une souplesse merveilleuse .
Ouali, le roi de l’évasion, celui qui donnait le tournis à l’armée française , pareil à cet escapologiste, par un tour de magie où par un jeu d’illusion capable de s’évader d’une malle pleine d’eau fermée et enchaînée. Prit le matin, il s’échappe le soir, il avait l’art de l’évasion dans le sang.
il était tellement agile et flexible qu’il était capable de sortir à travers le chas d’une aiguille amplifiât la rumeur! Ses évasions spectaculaires devenues des contes, qui circulaient de bouche à oreille dans tout Ith YAALA, franchir avec dextérité les murailles d’enceintes, les traditionnels effractions de serrures, profitant parfois du changement de garde, et du coup du destin.
Les rocambolesques chevauchées à travers les ruelles étroites de Tanaqoucht, sur un fouillis de toits de maisons, escaladant murs et dégringolant pentes abruptes avec habileté déconcertante. C’est lors d’une de ses tentatives d’évasion, qu’il s’est fracturé la cheville et fut hospitalisé à l’hôpital de Bougaa.
A sa sortie de l’hôpital, il ne tarda pas à reprendre ses activités habituelles et s’engage davantage dans la lutte de libération nationale. Son nom grandissait alors dans tout le village et faisait de sa personne un héros auprès des jeunes, et un danger permanent pour l’administration française.
Las d’être ridiculisée, l’armée avait mit en place une méthode pour le pister et à guetter ses moindres gestes et faits, en surveillant tous ses déplacements.
Elle finit par découvrir que Ouali, se rendait tous les vingt et un jours et de façon régulière à la limite de wilaya III, pour transmettre documents et Forte de ce renseignement, elle lui avait tendu alors un guet-apens dans son refuge habituel, une maison à Ouaouchia, en avril 1960.il meurt les armes à la main, il était âgé de 29 ans.
Le lendemain sa dépouille fut exposée publiquement comme un trophée dans la place du village à Lotta n ’souk.
Ouali Makhlouf était le fils de L’Hocine et de Tassadit Iharchaouen (Harchaoui), frère à Abdelkader, Hakim,et de Hamid Makhlouf, il est également le frère à Hadda Makhlouf, l’épouse du défunt chahid Makhlouf Mohamed, le père à Makhlouf Makhlouf, l’ex-maire de Guenzet.
Le chahid Mohamed Makhlouf né en 1917 est le frère à Mokrane, un autre chahid, et de trois (3) sœurs :
– Khadîdja qui a épousé un Bellali (Zandra).
– Zina qui a pris pour époux un Harchaoui et
–Tata dont le mari est Daa Si l’Mouloud (Mamoun). Mohamed a pris pour épouse Hadda Makhlouf née en 1928, avec qui il a eu quatre (4) enfants :
-Makhlouf(1949)-Abdelmadjid(1953)-Abdelkrim(1956) et -Mébarka (1959).
Ils furent un exemple de bravoure.
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mercredi 27 juillet 2016

Faut-il ressusciter le bouc « Abbadh » ?


L'eau source de vie
En 1061(XI siècle), voila plus de quarante générations passées, quand Yala, le légendaire fondateur des béni Yala fuyant l’invasion hilalienne, les hommes aux méharis, abandonnant terres et maisons, il quitta ainsi avec toute sa famille, et son bétail, de façon définitive son foyer d’origine à Qalaa Béni Hammad, pour gagner les montagnes du nord. Il s’aventura alors dans le pays voisin d’ith Yala à la recherche d’un endroit paisible et confortable et grâce à son bouc qui revenait chaque soir au bivouac avec sa barbiche toute trompée d’eau .il le suivit sans tarder dans les clairières, ou l’herbe était en abondance. C’est alors qu’une source d’eau jaillissait des entrailles de la terre, au milieu d’une dense foret de chênes, de pins et de genets et qui depuis portait le nom d’ABAD en hommage au bouc.
Domestiquée, la source alimentait en eau potable la population de Taourirt Yacoub (la petite colline de Yacoub) et ses environs, où Yala s’est établi avec toute sa maisonnée voila dix siècles.
Le village d’ith Yala était alimenté en eau courante par deux grandes sources, la fontaine d’ighzer n’thala (le ravin de la fontaine), et la source d’el anser uzlu (la source où on égorgeait), qui déverse tout son potentiel hydraulique dans le château d’eau situé sur les hauteurs de Bouzoulith. C’est à partir de ce réservoir d’eau que s’effectue l’approvisionnement de la population de Guenzet et les hameaux environnants jusqu'à Aourir.
Quand la source d’el Anser venait à se tarir, et les besoins hydriques se faisaient cruellement sentir, et devant l’incapacité des autorités locales de l’époque à solutionner le problème du manque récurrent d’eau potable, et les actions citoyennes répétitives, vaines et infructueuses des sages du village. Une poignée* de braves gens, poussé par le « nif », et la solidarité villageoise, ont jugé utile de prendre les choses en mains et se sont spontanément constitué en comité de village afin d’apporter leur modeste contribution à régler le problème du stress hydrique dans une région qui a de l’eau à en revendre.
Pour le comité, le but est de réinventer l’esprit de Tadjmaat, ou tout citoyen quelle que soit sa condition peut prendre la parole pour exposer ses idées et s’impliquer ainsi davantage dans la gestion de la cité .ce système qui s’apparente aujourd’hui à une sociocratie.
Fort de ce principe et en comptant sur la solidarité ancestrale acquise depuis la nuit des temps, et sa diaspora éparpillée à travers tout le pays et à l’étranger, et après avoir mené une vaste et rude campagne de sensibilisation, le comité est arrivé grâce aux donations des concitoyens et à l’aide d’un sourcier et en forant la terre au bon endroit au lieu-dit « thansawth » à mettre à jour une réserve d’eau avec un débit appréciable, immédiatement raccordée au principal château d’eau de Bouzoulith et remit à la gestion des pouvoirs publics.
Avec le temps d’autres forages ont été réalisés, d’abord à deux reprises du coté d’el médersa par l’Apc de Guenzet pour répondre aux besoins toujours pressants et qui se sont avérés infructueux fautes d’une étude sérieuse au préalable.
Ensuite un autre forage a été mit en service du cote de l’école Medouni Mohamed Cherif et qui semble être toujours fonctionnel.il alimente jusqu'à l’heure actuelle la population de souk Ouadda (le marché d’en bas).
à guenzet, le stress hydrique est une pathologie dont souffrent au quotidien les villageois, dans les meilleurs des cas, l’eau arrive dans les robinets , tous les trois jours, juste pour une petite heure, quand ce n’est pas la pénurie durant plusieurs mois, voire des années, sans exagérer comme c’est le cas pour certains malheureux hameaux et autres quartiers de guenzet centre où le versant ouest de Tanaqoucht du coté d ‘agouthi l’djemaa (le tas de fumier de djemaa) n’a pas vu une seule goutte d’eau couler dans le robinet depuis belle lurette.(la djemaa possédait autrefois sa propre sonde,elle alimentait alors la mosquée larraf,et quelques foyers,mais depuis que la pompe est tombée en panne,elle n'a jamais été réparée ou remplacée faute de moyen financier et quel moyen!!!la pompe ne coûte que 150 mille dinars ).
Pour l’anecdote, un citoyen d’Alger, avec l’espoir de se ressourcer, est parti passer quelques jours au bled. Quelques jours plus tard il s’est plaint à son voisin de la pénurie d’eau, un résident permanent à l’opposé de sa demeure sur le versant ouest de Tanaqoucht, sur la même lignée de la mosquée Larraf, et séparée du versant est par la piétonnière principale.
Le villageois, habitué, et en homme averti, conseilla son nouveau voisin de se réveiller plus tôt vers les coups de sept heures du matin pour pouvoir accéder à la précieuse source de vie, il finit d’ajouter dans un soupir de désespoir:
-« Si toi tu peux en profiter, quoique juste pour une petite heure, moi, par contre je n’ai même pas droit au souffle de l’eau dans mes robinets, voila une éternité ! ».
À ces propos, touchants, émouvants et qui provoquaient la sympathie, le voisin, dans un élan de solidarité lui remet la clé de sa maison en lui disant de se servir autant qu’il en voudra et retourna précipitamment chez lui à Alger.
Ce qui est paradoxal, et frôle le comble de l’ironie, c’est que certains quartiers de Guenzet ont de l’eau 24h/24 !!Hé oui, quotidiennement et sans coupures !
Sans que les habitants d’autres contrés ne soient jaloux du bonheur des autres, ils ne demandent qu’a partager de façon équitable cette précieuse denrée dans cette période de disette. Les citoyens de Bouzoulith et de Thadarth, les locataires de la daïra, se sont jamais plaint de manque d’eau, peut-être grâce à la proximité du château d’eau qui les alimente quotidiennement, ou bien à cause d‘une autre raison qui reste mystère et boule de gomme,
Et pourtant, ce n’est pas l’eau qui manque à Guenzet, La fontaine communément appelée thala, est légion dans la région d’ith Yala.ces fontaines publiques, un lieu mythique chez les Kabyles, source de vie, d’inspiration pour les poètes, et un lieu de rencontre et de palabre par excellence pour la gent féminine où les femmes étaient des reines sans égales.
À Bouzoulith, autrefois, thala Hiwa, El Ensser, Tharga N’Boukhafa aujourd’hui seule Thiramts est fonctionnelle. Thala Wadda (Ighzer N’thala) ruissèle doucement. A Thamast, nombreuses sont les fontaines, Thala Bitich, aami Yahia, Thala Ussatouf, Taquitount, Thala Khalath et Imidjéne Ibouzidhéne. À Taourirt Yacoub, abbedh (abad) coule toujours même si elle est capricieuse en été, Thala Merzou, Thala Thaqdhimts. A Taourirt Thamalalt (la petite colline de schistes), Thala Lotta Ugalmime, À Thighremt, l’eau cristalline, de Dar El Hadj impressionne toujours visiteurs et riverains par sa fraicheur et son débit fougueux et qui cache une autre source moins connue Thala Imasbahen. A Ighoudhane, Acharchour Uffella, Thala Youzat, Amedjdhoub, Thala NIth Gharssa, et Tharga N’thaawints. A chrea Thala Hamza. À Aourir Eulmi, Thala Thalamest, Thala Thamaterfouth, et Thaawint. A Timenquache, Thala Ilaftane, Thamakhoukhth, Thacharchourth et Thaawint. On retrouve également thala N’Tquitount, Thala Wadda et Thala Ydir à Aghdan Salah. Thala Issoumer à Issoumer. A Ith Kerri, Thala Thaqdhimts, et Thala Ighil N’Boudha.et enfin à Foumlal Thala Wadda et j’en oublie beaucoup.
Alors,Pourquoi l’eau ne coule pas à flot à Guenzet ? Pourquoi les robinets sont à sec ?où se situe réellement le problème ?faut-il ressusciter le bouc Abad pour trouver de l’eau à ith yala ?
lyazid ouali juillet 2016
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