samedi 8 juillet 2017

ils l'ont fait


ils l'ont fait (à Ghilas)
Les étudiants et les étudiantes de l’université de Boumerdes, ont crée l’événement ce jeudi 06/07/17 en célébrant la fin de leur cursus universitaire en organisant pour la première fois de l’histoire une collation de grade ou cérémonie de remise des diplômes aux laureats de la 3eme année licence des langues étrangères.
Ils étaient nombreux les présents à la salle des conférences de l’INIM, du recteur, au vis recteur aux chefs de département, aux enseignants aux parents d’élèves, tous étaient ravis de l’initiative audacieuse et chaleureuse prisent par les étudiantes parées ce jour-là de leurs plus beaux habits. Elles ont innovés pour la circonstance, comme il est d’usage dans les pays anglo-saxons de revêtir un vêtement, appelé toge, une sorte de robe universitaire et d’un couvre-chef dit mortier ou toque, porté bien à plat sur la tête, presque toujours de couleur noire.
Ce chapeau de diplômé tire son nom, par analogie de forme, des récipients servant à broyer des substances chimiques, il est d’usage depuis le moyen-âge pour marquer la fin des études universitaire et reste encore un rite qui démontre le passage d’un finissant au rand de diplômé.
L’ouverture s’est faite dans une atmosphère solennelle et chargée d’émotion mais aussi dans la joie et la bonne humeur, après les remerciements d’usages dites par la déléguée des étudiantes, puis le discours du recteur de l’université et ses collaborateurs qui étaient unanimement séduits.
Puis vint le moment le plus émouvant de la cérémonie, lorsque du haut de son pupitre la déléguée des étudiantes, et au nom de tous ses collègues des langues et en guise de solidarité et de fraternité ont dédié cette collation à leur camarade, prénommé « Ghilas «, atteint d’une maladie orpheline.
Ghilas, a tenu à assister à cette cérémonie, après une autorisation de sortie de quelques heures prononcée par les médecins de l’hôpital de Déllys ou il était en soins intensifs.
Toute l’assistance était en larme, le geste était symbolique et chaleureux. Le recteur en personne a jugé utile de descendre de son estrade pour remettre l’attestation provisoire de succès en main propre à l’étudiant en présence de ses parents qui étaient très touchés par les marques de sympathie et de compassion et l’accueil réservé à leur enfant.
Puis ce fut le tour des remises des diplômes aux autres lauréats dans une atmosphère de joie et de chants et d’allégresse. La cérémonie s’est terminée par un buffet, de gâteaux et de boissons, dans la joie et la convivialité.
l.ouali juillet 2017

lundi 3 juillet 2017

La Vraie Richesse


La Vraie Richesse
Lorsque il sentait, la mort proche, l’homme rassembla à son chevet toute la maisonnée, sa femme, ses enfant jusqu’aux petits enfants. Comme il était toute sa vie un père de bon famille, il leur conseilla alors de suivre ses pas afin qu'ils puissent avoir la tranquillité d'esprit dans tout ce qu'ils font ...
Sa fille, sa cadette, du genre coquette, s’empressa de déclarer devant une assistance médusée : "Papa, excuses-moi de te le dire, mais je trouve malheureux que tu meurs sans centime, ni dans ta banque ni dans ta maison ; D'autres pères que vous taxiez de corrompus, de détourneurs de fonds publics, ont laissé des maisons et des propriétés pour leurs enfants. Regardez, notre maison dans laquelle nous vivons est un appartement loué, rien n’égaie notre vie moins l’esprit, ... Désolé, je ne peux t'imiter, ni suivre tes conseils, tu peux t'en aller, laisse-moi tracer ma propre voie ...
Quelques instants après, leur père rendit l’âme ...
des années passèrent, la cadette, qui a prit de l’âge, alla pour une entrevue d’embauche dans une entreprise multinationale. Lors de l'entretien, le président du comité lui demanda,
"votre nom me dit quelque chose, vous n’êtes pas par hasard la fille d’un untel ?
Elle répondit, "oui, je suis sa cadette ; et mon père n'est plus de ce monde..."
Le président coupa, "O mon Dieu, tu es sa fille ...?
" Il se tourna vers les autres membres, tout content et enchanté puis dit: "Cet homme c'est celui qui avait signé mon formulaire d'adhésion à l'Institut des administrateurs et sa recommandation m'a valu où je suis aujourd'hui. Il a fait tout cela gratuitement. Je ne connaissais même pas son adresse, il ne me connaissait pas. Il l'avait fait pour moi".
Il se tourna vers la fille, le cœur plein d’émotion et les yeux noyés dans les larmes "Je n'ai aucune question pour vous, considérez-vous comme ayant obtenu ce travail, venez demain, votre lettre vous attendra ..."
La cadette est devenue la directrice des affaires générales de la société avec deux voitures, chauffeurs, un duplex attaché au bureau, et un salaire moribond.
Plus tard, une opportunité se présenta, lorsque, le directeur général de l'entreprise qui se sentait malade avait besoin d’un remplaçant, était à la recherche d’une personnalité d’une grande intégrité .son choix s’est miraculeusement porté sur la cadette.
La cadette devint riche, respectée et prospère. Et lorsque on lui demanda dans une interview, le secret de son succès. Avec des larmes, elle a répondu:
«Mon père m'a pavé ces voies. C'était après sa mort, je savais qu'il était financièrement pauvre mais puissamment riche en intégrité, en discipline et en honnêteté».
Elle a été invitée à nouveau, pourquoi elle pleure car elle n'est plus un enfant pour continuer à lamenter son père après une si longue période ...
Elle a répondu: «Au moment de la mort, j'ai ingrate envers mon pére, je l’ai même insulté d'avoir été un honnête homme. J'espère qu'il me pardonnera. Je n'ai pas travaillé pour tout cela, je n’ai absolument rien fait, alors qu’il a tout fait pour moi, il a tracé le chemin afin que je puisse y marcher".
On lui a demanda encore :
"Est-ce que vous suivrez les pas de votre père?"
Et sa réponse simple était: «je n’ai découvert réellement mon père qu’après sa mort, J’adore cet homme, et je le respecte davantage. J’ai une grande photo de lui dans mon salon et à l'entrée de ma maison. Il mérite tout ce que j'ai après Dieu».
La grande leçon à retenir?
Laissez le bon héritage pour vos enfants, l’intégrité, l’honnêteté, et la peur de dieu
l.ouali juillet2017

dimanche 21 mai 2017

L'orpheline


L’orpheline
De son vivant, elle s’occupait pleinement de sa mère alitée depuis plus de quatre ans, atteinte de la maladie d’Alzheimer et de son unique fils qu’elle a vu naitre dans la douleur quand elle devint veuve à la fleur de l’âge. Elle n’a jamais était chanceuse dans la vie. Celle-ci lui était un symbole de défaite et avare de joie. Elle paraissait aux yeux des autres, orpheline d’amour et veuve de rêves.
Née dans la tourmente de la guerre, qui lui avait arraché par la suite à l’âge de six ans, son père qu’elle avait peu connu, mort les armes à la main. Puis marié jeune, un mariage de raison voulu par les parents et les grands-parents à l’ancienne, sans qui y est consentement et qui fini sans tarder par un divorce tout à fait prévisible et un enfant sur les bras. Elle avait accepté cette énième défaite sans vraiment chercher les raisons et sans comprendre pourquoi.
Elle était ainsi faite, notre cousine, peu loquace, dure avec elle même comme la vie l’à été avec elle, elle lui arrivait quelques fois de pleurer en cachette, et de se morfondre sur son sort comme tout être humain. Mais elle montrait tant de douceur avec ses semblables que toutes les vives peines s’effaçaient miraculeusement devant son sourire et son regard angélique. Elle ne cessait de dire :
-« Les jours s’en vont et je demeure, les joies viennent après les peines comme les jours après les nuits.je vois dans ce que dieu m’offre un privilège, un don de dieu, que je ne peux refuser, car à travers ces épreuves dieu voudrait tester ma patience ». Et moi par compassion du petit frère, j’entrai dans ses peines, et je partageais sa douleur.
Je ne me souviens pas de l’avoir vu se plaindre un jour, moi qui étais proche d’elle quoique qu’elle me dépasse de quelques années d’âge. Elle aimait bien me taquiner et surtout, mesurer sa force juvénile prodigieuse, hardie et conquérante, quasi herculéenne à mon énergie puérile débordante.
Toute fois, elle était affectueuse, généreuse dans ses propos et ses rapports, elle m’entourait de douceur et de la tendresse de la sœur que j’en avais pas. Nous partagions pas mal de choses en commun, pauvres, misérables, et orphelin de père, mais aussi liés par une complicité tissée tout au long de notre enfance et qui faisait de nous, presque, frère et sœur à part entière.
Nous dûmes nous séparer par des circonstances qui ne dépendaient pas de nous.moi encore enfant, je rejoignais ma mère et mes frangins partis, résider dans la grande ville. Elle, resta au village auprès des siens .nous nous renvoyâmes tous ensemble le temps des grandes vacances d’été et des réunions de familles.
Quand sa mère fut atteinte par la maladie, elle accepta encore, et avec courage ce coup du sort et cette fatalité qui s’acharnait sur elle. Elle s’attela alors à donner soins et affection à sa mère comme elle ne l’a jamais fait. Et dieu sait combien cette besogne est astreignante et pénible du point de vue moral et physique.
Il faut aller chercher cette énergie et cette volonté pour s’occuper d’un malade alité et que ni la médecine, ni même les prières ne pouvaient lui redonner santé. Une maladie qui lui faisait perdre la tête, entrait dans un état mélancolique pour finir au délire, aphasique, grabataire, anorexique, et tributaire, tantôt sur le fauteuil à oreillettes, tantôt allongée sur le lit, sans oublier de lui changer continuellement et inlassablement de positions pour éviter les plaies de lit et cela pendant quatre longues années durant.
Elle ne resta pas là, car elle est allé puiser au plus profond de ce qu’il lui restait comme force pour prendre en charge deux tantes maternelles, toutes deux dépendantes , l’une atteinte de cécité, et l’autre terrassée par un accident vasculaire cérébral.
Et lorsque elle su qu’elle était atteinte à son tour d’un mal incurable, implacable, avec son échéance fatale, se sachant condamnée. Elle ne se désarma pas, elle décida de tirer le meilleur du temps qui lui restait à vivre et en faisant vœu d’aller au bout de sa mission, enterrer sa mère et ses deux tantes.
Le six mai 2017, notre cousine décède après une longue lutte contre la maladie à l’âge de 61 ans, après quelques mois prés de la mort de ses tantes et à 15 jours seulement de celui de sa mère.
Elle s’exprima de son vivant : - «maintenant, Je peux mourir tranquillement, car j’estime avoir accompli la mission que dieu m’a confié sur terre »
l.ouali mai 2017< />

mercredi 10 mai 2017

le passé


C’est dans le passé qu’on vit notre présent, et qu’on construit notre avenir.il est le miroir de tous nos événements, car comme disait l’autre, les peines du temps présent seraient bien peu de chose, si elles ne nous rappelaient pas le souvenir des plaisirs du temps passé. Nous ne nous plaignons de ce qui est, que parce que nous regrettons ce qui n’est plus.
Le passé immédiat, proche, lointain, immémorial, l’homme essaie désespérément de maintenir le passé dans sa mémoire car les souvenirs sont une projection du passé dans le présent .il retourne inévitablement à son passé et cherche inéluctablement à le faire revivre dans ses plus beaux aspects comme si guidé par une mystérieuse voie, on revenait souvent s’abreuver à la source de jouvence ou pour écouter la merveilleuse mélodie d’enfance qui nous a tant bercer afin de continuer à vivre.
Le passé charmant, heureux, tranquille, héroïque, glorieux, honorable, inoubliable, sont des souvenirs qui nous parlent et qui nous gouvernent, ils remontent inexorablement en surface pour nous inviter à tirer profit de notre mémoire, et des réservoirs de bonheur.
Le passé de note village, et de tout ce qui l’entoure n’est pas construit avec des diamants et des pierres précieuses, mais juste un simple village fait d’hommes et de femmes comme tant d’autres, le pays des montagnes et de pierres debout. Ce village célèbre à un passé historique que le présent renouvelle sans cesse.
Je cherche à travers mes écris, photos, vidéos, le passé, pour revivre mon présent qui n’aura sa vraie mesure future qu’a la condition de regarder de temps à autre en arrière.
C’est pour cette raison que je réveille le passé endormi, oublié pour mieux apprécier le présent et croire à un futur meilleur.

mercredi 26 avril 2017

L’Allemand qui a fait perdre la tête à ma tante !


L’Allemand qui a fait perdre la tête à ma tante !
(Alzheimer)
Je me souviens lorsqu’elle était consciente, éveillée et douce comme le miel .attentionnée et vertueuse à souhait, elle prenait plaisir d’être aux petits soins à chaque fois qu’on lui rendait visite. Notre tante la quatrième de la fratrie des enfants de Lakhder Bahmed, appelée couramment dans la famille ‘Lalla » était une dame qui avait de la tendresse et de l’amour dans ses gestes et dans son regard, courageuse dans les efforts, passionnée par le travail de la terre. Notre tante était d’un calme olympien, et d’une endurance indescriptible, elle supportait stoïquement et silencieusement les déboires de la vie, elle acceptait gracieusement sans rechigner ce que dieu lui offrait.
Elle avait perdue son mari, mort au combat à la fleur de l’âge, son départ, elle avait vécu dans la douleur et dans une grande colère. Là voila à la croisée des chemins, perdue, sans ressources et des bouches à nourrir. Elle devra assumer le rôle qui était autrefois dévolu au père de famille, à son tour d’aller au combat, d’affronter la guerre et la vie.son pain quotidien se résumait à une bataille sans fin, arracher parcimonieusement à la terre sèche, inféconde, ce qu’elle renfermait de précieux, travailler dur depuis l’aurore jusqu’au coucher, lève tôt, couche tard, s’approvisionner en eau à la fontaine, s’occuper du bétail, doucher, laver, habiller les enfants. Elle était le père sans oublier son rôle de mère.elle le faisait alors admirablement,et courageusement comme le faisait toutes les femmes de la kabylie.
Une seconde fois, là revoilà encore face à l’adversité, lorsqu’elle montrait les premiers signes de sa maladie. Elle avait fréquemment des trous de mémoires.sa langue semblait alors paralysée, engourdie. Elle trouvait d’insurmontables difficultés à prononcer les mots, à retrouver les objets courants, à prononcer les mots les plus usuels, à reconnaître un endroit. A cet instant, pour un laps de temps, elle donnait l’impression d’être perdue, ne retrouvant plus ses repères. Puis comme par enchantement, pareil à un éclair dans un ciel serein, à la lumière qui redonne vie, reprend subitement conscience de son état, murmure joyeusement quelques mots à l’entourage et s’excusait de son égarement.
Je me souviens quelque temps après, petit à petit certains troubles devenaient évidents et remarquables, plus prononcés pour la mémoire courte. Difficulté de se souvenirs des personnes rencontrées plutôt, ou de se rappeler des événements importants, avec une gêne manifestes à trouver le bon mot, ou le bon nom. L’oubli, et la confusion avec le temps ou le lieu devenaient à leur tour une obsession.
Tantôt, notre tante, bien aimée , toute joyeuse, le sourire aux lèvres, prenait du plaisir à nous parler des lieux et des personnes avec forts détails et d’une précision incroyable, à nous conter aussi ses plus belles histoires. Tantôt, d’un seul coup, sans signes annonciateurs, comme un voile qui tombe, oublie tout, ne se souvient plus de ce qu’elle disait juste avant, ne sait ou elle est ni d’où elle vient !murmure quelques périphrases puis plonge dans un mutisme total et sombre dans la mélancolie.
Me voila à coté d’elle, allongée sur son lit, le regard perdu, inconsciente, une respiration saccadée, ne communique plus, déshydratée, immobile, elle donne l’impression d’abandon, et de résignation.
Je sentais dans son regard perdu, dans ses yeux expressifs, dans son apathie, dans sa respiration irrégulière, dans chaque pénible battement de cils, me dire : Adieu
elle décède au printemps de tous les combats,le 20 avril 2017 à sept heure du matin .que dieu ait son ame

jeudi 2 mars 2017

la face cachée du noble Dda ouaki nith h'mama


Dda ouaki nith h'mama,Mohand Arezki Hamoui
Dda Ouaki NIth H’mana (Arezki Hamoui) ce bel homme, élégant, et toujours tiré à quatre épingles, moustache à la turc, connu et respecté dans tout le village d’ith Yaala. Était un homme particulier et hors du commun, par son comportement envers ses semblables. Quelque chose le distinguait des autres, une singularité baignée de l’originalité, ce gout de l’absolu, et ce pouvoir d’étonnement lui donnait un cachet unique en son genre, il était le réconciliateur, l'arrangeur et le sauveur des couples !
On rapportait, qu’à chaque fois qu'il ait eu connaissance ou écho d'une dispute dans un ménage, il accourt avec tout son enthousiasme, sa fougue et toute son avidité afin de réconcilier les deux tourtereaux.
Le voila sur le qui- vive, impossible de se tenir en place, pareil à un fauve en cage, tourmenté par l’issue des événements. Il se décide finalement, selle immédiatement son cheval, se rend au marché du village, fait ses emplettes, remplie le couffin de viande et légumes et prend le chemin vers la maison des parents de la femme, et s'invite chez eux.
Sans tarder, il commence à faire ses remontrances, prie, gronde, presse, et sermonne la femme jusqu'a ce qu'elle devienne docile et accepte sans trop rechigner à regagner son foyer auprès de ses enfants, et sa seconde moitié.
Convaincue la femme accompagne Dda ouaki, lui sur son cheval et elle qui le suit derrière. Arrivés au domicile, Dda Ouaki fait de même avec le mari à qui il tient des propos durs, acerbes et humiliants du genre :
- " par ton comportement absurde, tu es devenu la risée du village. Répudier sa femme est un acte méprisé et méprisable par Dieu et ses hommes, indigne d'une personne de ton rang et celui de ta famille, résines-toi et accepte le retour de ta femme, pour le bonheur de tes enfants «.
Le mari sans dire mots et d'un regard discret, juste du coin de l’œil, fait signe a sa femme de rentrer. Et c'est comme cela, à chaque fois, par son comportement exemplaire, et cette manière d’être, Dda Ouaki arrive à apaiser les rancœurs, éclipser les malentendus et ramene ainsi la joie et la paix dans les foyers.
L.Ouali Mars 2014

dimanche 15 janvier 2017

« L’extraordinaire histoire de ammi Ahmed »


Une leçon de vie
Ammi Ahmed était ce type de personne que tout le monde aimerait être. Toujours de bonne humeur, gaie et joviale, il avait plus particulièrement ce plus qui nous manquait à tous, ce quelque chose qui fait la différence et qui élève certaines personnes au rang des gens les plus illustrés c’est d’être positif tout au long de leur vie quelque que soit les circonstances. Chaque fois que je lui demandais comment il allait, il répondait toujours « ça ne pourrait pas aller mieux. »(Alhamdoullillah).
Il avait bourlingué un peu partout,avant d’être emprisonné,humilié dans les geôles de l'armée françaises,avait exercé divers travaux après l'indépendance de l’Algérie, et plusieurs de ses proches l’avaient suivi. La raison pour laquelle ils le suivaient était son attitude : C’était un leader né !
A chaque fois qu’un ami, un voisin, ou un de ses enfants, était dans un mauvais jour, ammi Ahmed était là pour lui faire voir le côté positif de la situation. Jamais je ne l’ai vu se morfondre ni se lamenter sur son sors, et dieu sait combien il en a enduré.il avait en lui cette faculté et ce don de toujours prendre les choses du bon coté.il n’est pas aussi parfait qu’en le pense. A son âge il a le tempérament de vieux, bien établi, solidement figé, semblable au caractère rigidifié de la junte sénile. mais ammi Ahmed avait quelque chose d'unique et qui le distinguait des autres,en adoptant une attitude singulière et un comportement positif vis-à-vis de la vie, lui donnant ainsi un atout certain d’être un homme particulier et respecté.
Un jour je suis allée voir ammi Ahmed et je lui ai demandé :
- Je ne comprends pas… ce n’est pas possible d’être positif tout le temps, comment fais-tu ?
- il n’y a pas de secret à cela, c’est une manière de penser, une sorte de corps-esprit, chaque matin ; me répond-il, je me réveille et je me dis : « Ahmed, tu as deux options aujourd’hui : tu peux choisir d’être de bonne ou de mauvaise humeur ». Je choisis alors la bonne humeur.
Et il ajoute, chaque fois que quelque chose de désagréable m’arrive, je peux choisir de me comporter en victime ou d’apprendre de l’expérience. Je choisis alors d’apprendre. Chaque fois que quelqu’un vient se plaindre, je peux accepter sa remarque ou lui montrer le côté positif de la vie. Je choisis de lui montrer le côté positif de la vie.
-d’accord répondis-je, il faut avouer que ce n’est pas facile.
- ça l’est. Répondit ammi Ahmed. TOUT, DANS LA VIE, EST UNE QUESTION DE CHOIX. Si tu simplifies la vie, toute situation se résume à un CHOIX.
Tu réfléchis, puis choisis comment réagir devant chaque situation, choisir le coté de la barrière, être victime ou apprendre, c’est également, toi qui choisis la façon dont les autres influencent tes états d’âme, c’est toi qui choisis d’être de bonne ou de mauvaise humeur. En résumé, TU CHOISIS COMMENT VIVRE TA VIE.
Alors, depuis, j’ai appris à me souvenir de ammi Ahmed quand je devais faire un choix.
Ammi Ahmed est ainsi fait, même dans les moments les plus difficiles, lorsqu’il avait vu disparaitre pour toujours ses amis de combat, et de lutte, sa fille fauchée à la fleur de l’âge par le séisme de 2003, le jour, où il s’est fracturé le col du fémur luttant seul contre la douleur et qui me répondait appuyant sur sa canne.
-ce n’est rien mon fils, j’en ais vu d’autres !(alhamdoullillah)
C’est ce jour là que l’image de ammi Ahmed s’est incrustée dans mon esprit car j’avais à mon tour, un choix à prendre, je l’ai immédiatement pris en urgence à l’hôpital. Après l’opération et quelques semaines de rééducation, ammi Ahmed rentra chez lui sans rien changer dans ses habitudes.
Quelques temps après je retrouve ammi Ahmed et quand je lui demande comment il va, il me répond invariablement et avec un large sourire « impossible d’aller mieux ». Et quand je lui ais demandé comment il avait supporté tant la douleur, il répond :
-« au bloc opératoire, à demi conscient, j’entendais le son aiguë de la fraise orthopédique, le claquement des instruments chirurgicaux, le chirurgien qui me parlait d’une voix presque inaudible et qui ne se lassait pas de dire sur un ton rassurant que tout allait bien se passer. Mais ce jour-là, mon cœur ne le prenait pas de cette façon, je sentais au plus profond de moi, que les choses n’allaient pas comme elles devaient êtres. J’ai pris alors peur, amplifiée par une voix intérieure qui résonnait comme un son de cloche que je suis un homme mort ! ».
C’est à cet instant précis que mon instinct de survie se réveilla, j’avais deux options vivre ou mourir et moi comme toujours, j’ai choisi de vivre.je m’adressais au chirurgien en ses termes :
-« Docteur, faites de votre mieux, moi j’ai décidé de vivre ! ».pendant qu’ils riaient, mon cœur s’apaisa et reprend confiance et gout à la vie.
Ammi Ahmed, avait également vu partir d’abord son père et sa mère, puis les uns après les autres ses six (6) frères et demi-frères. (Yousef-Mohamed-Dahmane-Ahcene-Brahim-Mabrouk).à l’enterrement de son frère, voila peu, mort amenée, je l'ais vu assis au loin, solitaire et l'air pensif.il sentait sans doute la fin proche, lui le dernier vivant parmi les morts. C’est l’unique fois où j’ai vu ses yeux noyer dans les larmes.
Je l’approche discrètement, je pose ma main sur son épaule, il releva doucement sa tête, puis serra fortement le poignée pour me signifier que tout va bien.
-"Ça va " insistes-je?
-« ça ne pourrait pas aller mieux. » ( alhamdoullillah)dit-il. J’en conçois, la mort est cruelle, elle abat, fauche, frappe, moissonne, elle est misérablement triste .mon frère est mort d’une belle mort, je tiens à la vie parce que je cultive toujours en moi les bons et merveilleux moments qu’on avait passé ensemble.
Quelle GRANDE ET BELLE leçon de vie qu’ammi Ahmed nous enseigne !grâce à sa surprenante attitude positive en choisissant chaque jour le choix de vivre pleinement sa vie.
quel personnage incroyable ;il séme le bonheur et la joie de vivre dans chaque coeur et dans chaque maison.
Finalement, L’attitude, c’est tout ce qui importe, dans tout ce que nous sommes, comment nous nous sentons, comment les autres nous voient et comment nous vivons, seuls nous prenons la décision.
Imitons ammi Ahmed, être positif en toute Circonstance, (ce qui attire TOUJOURS plus de bonheur), ou adopter une attitude Négative et voir le mal en tout (ce qui attire également TOUJOURS plus de Malheur) En UN SEUL mot « par votre Attitude, vous choisissez VOTRE VIE ».
Souvenons-nous toujours d’ammi Ahmed, à chaque fois que vous êtes à la croisée des chemins, qu’en vous, en chaque personne, en chaque situation, même la plus négative en apparence, il y a toujours un côté positif.
Et maintenant, vous voila devant deux (2) choix à prendre :
-1- Si cette façon de voir la vie, ne vous plait pas, veuillez oublier cet article et faites comme si vous ne l’aviez jamais lu.
-2-Si au contraire, vous aimez cet article, transférez le à tous ceux que vous appréciez même si cela revient à le renvoyer à la personne qui l’a écris.
Moi j’ai choisi d’écrire cet article pour rendre hommage à ammi Ahmed, et pour vous faire connaitre ce qu’ammi Ahmed m’a appris sur la vie.
Alors transférez cet article à tous ceux que vous aimez
l.ouali janvier 2017

mardi 3 janvier 2017

Le riche et le pauvre


Le riche est or par dehors, et fer par dedans.
Le rêve et le souhait de tout un chacun est de vivre pleinement son présent et de croire aux lendemains meilleurs. Ça ne sert à rien de se morfondre sur ses états, et ses humeurs, tantôt hauts, tantôt bas, c’est ainsi, c’est le baromètre de la normalité humaine.
Il faut arracher au présent le meilleur de ce qu’il offre, positiver dans la vie est aussi une manière, un art, de vivre. Voir toujours le bon coté de la chose, et apprendre à se contenter de peu qui est une bénédiction du seigneur, car sans le regret, on saura point ce qu’est le bonheur. Je ne sais pas si vous partagez mon avis ?, la vie est ainsi faite, pareille à une roue qui tourne où chacun possède un ticket sur lequel est inscrit un numéro. Le tour de chacun arrivera sans aucun doute (le bonheur) .il ne faut pas essayer de resquiller, au risque de perde sa place, il faut patienter et apprendre à attendre son tour .car le bon dieu à promis à chacun de nous le droit au bonheur.
On raconte, autrefois, dans un village reculé vivait un riche entrepreneur qui possédait bien et terres. Alors que son frère qui résidait juste à coté de lui dans un taudis et vivait dans le dénuement le plus total.
Choqués par cette tournure, les villageois ont pris la décision d’aller voir le riche afin de le ramener à la raison.ils arrivèrent après moult palabres à le persuader. Au petit matin, résigne et convaincu, il se rendit chez son frère et lui apporta un sac plein de d’argent en lui tenant ces propos.
-« oh mon frère, fils de ma mère, pardon mon égoïsme et mon ingratitude, je viens vers toi pour expier ma faute, voila de l’argent, beaucoup d’argent. Fais en ce que tu veux, et j’en serais encore plus heureux, si tu viens me voir à chaque fois que tu es dans le besoin ».
Tout auréolé de cette aubaine tombée du ciel, le pauvre bonhomme voyait dans son imagination toute aussi excitée et sa vie a changé du tout en tout. Du jour au lendemain, sa façon de penser à été complètement bouleversée.obsédé, il n’avait de yeux et de l’esprit que pour l’argent, il commençait à réfléchir à quoi lui servirait tout cette fortune, il sortait peu de peur d’être volé, parlait peu, car préoccupé par ses conceptions de projets qui se réalisaient à un moment et qui s’annihilaient immédiatement comme des châteaux de cartes. Devint ainsi négligeant envers son travail et sa petite famille, jusqu’à ce que sa femme le ramène à la réalité.
Il prend le sac d’argents et va à la rencontre de son frère.
-« Oh frère, fils de ma mère, dit –il sur un ton triste et ferme.je ne peux accepter cette argent qui me rend vénal, reprend –le c’est le plus grand service que tu me rends. J’étais sans souci et heureux dans mon taudis et mon travail qui me faisait vivre. J’accepte volontiers l’offre du bon Dieu, le bonheur et la tranquillité que beaucoup de gens n’ont pas. »
On est riche lorsqu’on est content de ce que Dieu donne.
A vous tous, je vous dis bonne et heureuse année 2017.
l.ouali /janvier 2017

dimanche 27 novembre 2016

Hamid,le marcheur infatigable


Au quatrième jour, Hamid arriva à la djemaa, tout trompé de sueur, essoufflé, et fini par lâcher après une brève pause.
Écoutez dit-il, je l’ai vu de mes propres yeux, il passait devant moi, en longeant la route en direction d’Aourir Eulmi.
C’etait un homme hors du commun, un marcheur infatigable, une espèce adaptée à la marche, les distances ne l’effraie guère. Il suffisait juste de voir sa façon de se tenir debout, ses pieds robustes et sa démarche souple.
Il était un admirable spécimen, ses bras larges et musclés, sa stature droite et effilée, et son regard franc, calme et attentif.
Hamid etait subjugué, car l’homme aux sandales de moissonneurs de part son tempérament égal, et son caractère aigu, et sa force intérieure, une énergie inépuisable, lui faisait rappeler bien des choses. Cet homme qui lui est inconnu, et qui n’avait jamais vu auparavant, lui ressemblait en tout point.
Hamid avait hérité un fâcheux caractère de son pére, celui d’être têtu comme une mule, mais il avait un cœur docile et résigné comme un agneau, il ne savait rien faire d’autre que de travailler la terre et paître le petit troupeau de chèvres, car tout manquait dans ces régions arides et désolées, pour assurer la substance et la vie des villageois. Alors les gens ont appris à voyager et à parcourir les distances sans compter. Hamid, croyait naïvement et depuis tout le temps, qu’au-delà des montagnes qui entouraient son petit village, où nulles vies ne subsistaient.lui qui connaissait tout de son village, ses coins et recoins, les maisons, les ruelles étroites, les arbres, les pierres et aussi loin que portait son regard, mais jamais il n’avait imaginé un seul instant franchir cette citadelle qui se dressait tel un mur de prison, jusqu’à ce jour où il fit la rencontre de l’homme aux sandales de moissonneur.
Celui-ci lui avait ouvert les yeux et l’esprit, il lui avait donné l’occasion de penser par lui-même, de réfléchir à son avenir et plus encore sur le sens de la vie, et à bien d’autres choses, lui qui n’aimait guère se tortiller l’esprit. Il s’est réveillé de son profond sommeil, et il s’est rendu compte de sa narcolepsie il fallait juste du cran et de l’ambition
De tout temps, ces paysans montagnards, crus, et durs, là où les hivers sont rudes, et les chaleurs torrides, se sont apprivoisés d’instinct où d’atavisme à aller chercher ailleurs ce qu’ils n’ont pas chez eux. Ah ces villages semblables à des nids de faucons, perchés sur les cimes, bâtis sur les pitons de montagnes et les sommets de mamelons qui séparent les vallées,lovés entre des montagnes qui se dressent majestueusement comme de véritables Forteresses, des remparts infranchissables contre les envahisseurs de tout bord. La maison, l’abri dans sa dimension protectrice, elles étaient toutes en dur ou presque, sans étage parfois surmontées de pergolas, couvertes de tuiles rouges, qui s’écrasaient les unes contres les autres et séparées par de fines et étroites ruelles, et s’écoulaient ainsi en longueur pour en faire un collier de perle.
Partir c’est mourir un peu, mieux que de rester et de crever doucement, pensait Hamid, en faisant fi de la séparation et de la douleur.
Hamid, avait vu d’abord, son père, partir ailleurs troquer sa force contre de menus fretins, puis vint le tour de son demi-frère et son frère de quitter le village et d’aller au pays où on gagnait de l’argent, et pourquoi pas lui, pensait-il ? Il n’avait pas tardé à suivre le même chemin que son père. Tout le monde au village se rappelait du pére de Hamid, un personnage peu commun par sa vigueur musculaire, et son entêtement acquis probablement de la dureté, et la rugosité des montagnes, celui qui avait surtout conjugué le verbe « troquer » à tous les temps. D’abord il avait troqué le savoir contre le métier de berger, quoique qu’il n’ait nullement le choix, puis l’école coranique à l’école classique et enfin à chaque retour au bled il troquait son costume trois pièces contre une gandoura et claquette. Il s’asseyait à la djemaa entouré de ses amis en se remémorant à satiété les jours d’avant.
Hamid, etait Habitué à bourlinguer depuis sa tendre enfance, il n’hésita pas un seul instant à se débarrasser de son bâton pastoral et aller à la conquête de la grande ville, avec ses charmes et ses rêves. Il était persuadé, comme tous les enfants de son age, que le monde se limitait à son village, un trou perdu, encerclé par d’infranchissables montagnes .une image que sa petite cervelle le lui renvoyait .Il se ressaisit vite comme s’il venait de recevoir une claque, une fois le taxi lourdement chargé dans lequel il etait, avait franchi les montagnes. Il fut conquis, la joie illuminait son visage, tout heureux de découvrir les routes bitumées et les plaines à pertes de vue, les yeux grands ouverts, le cœur joyeux, et chargé d’émotion, les souvenirs se bousculaient dans sa tête, à la vitesse du véhicule qui longeait la route Bordj Bou Arrerridj et la ville d’El Achir, droite sur douze kilomètres et qui semblait interminable.
A ce moment, Il s’était rappelé quand il est allé rendre visite à l’imam du village, celui-ci était alors une reconnaissance sociale et une influence religieuse sans partage, une figure bien établie qui faisait autorité, un homme qui détenait savoir et pouvoir. Hamid est allé le voir comme le faisait tous les villageois qui désiraient partir, pour lui demander permission et surtout recevoir sa bénédiction (prière du salut).
Cette matinée-là, Hamid de nature réservée et craintive , percluse de réticences avait du ramassé tout ce qu’il lui restait comme courage, le cœur lourd, et les yeux larmoyants, il ne trouvait de l’aisance et du contentement qu’auprès d’un ami d’enfance qui l’avait d’ailleurs persuadé, à aller a la rencontre du cheikh, sans lui, il n’aurait jamais pu franchi le seuil de la porte. Le cheikh avec sa gandoura et son burnous, etait assis à même le sol, le regard perdu, le geste assuré, un modèle religieux approprié dans sa personne, sa tenue et son habillement. Hamid s’avança timidement, s’agenouilla pieusement devant le cheikh, dans un élan d’humilité religieuse, les yeux fixant le sol, évitant sciemment de croiser son regard, manifestement gêné, il fut précipitamment sa demande, pressé d’en finir au plus vite.
L’imam, très pesant, prenant tout son temps, et après un long silence, suivi d’un long soupir, fini par lâcher :
-« J’ai vu partir l’un après l’autre, ton père, tes frère, tes cousins et beaucoup de personnes qui faisaient la force et la richesse de ce village, car il n’y a ni richesse ni force que d’hommes. Cette terre est pareille à l’arbre qui perd ses fruits ou une mère qui voit partir ses enfants.
Je ne saurais te dire s’il faut partir ou rester, car bien des gens sont venus me voir tout comme toi pour me demander conseils et absolution et qui en finalité n’ont fait qu’a leur tête. J’ai peur de t’enfoncer si je te dis que ton avenir est parmi nous, mais je suis persuadé que ta décision est déjà prise et rien au monde ne te fera renoncer à l’appel de la ville. Alors va mon fils, va vers ton destin, je te donne ma bénédiction et que dieu te vienne en aide. »
Hamid, ne pouvant contenir tant d’émotion sanglotât longuement derrière la porte, et se jeta de tout son poids dans les bras de son compagnon. Sa pensée est allée aussi vers sa mère, pitoyable, vieillie par la douleur plus que par l’age, avec ses lamentions telles les remous des vagues qui martèlent sa petite tête comme un tambour.il se rappelle bien des dernières paroles encore toutes fraîches qui lui reviennent à l’esprit quand la mère exprimait ses sentiments sur un ton solennel et lamentable :
-« Oh mon fils bien –aimé, toi qui plantais, et récoltais et qui veillais sur nous, ton départ va ôter la joie de cette maison et obscurcir davantage ma vie. Que deviendrais-je sans toi ? ». Hamid fut brusquement ramené à la réalité en se réveillant de son sommeil, lorsque le véhicule s’arrêta brusquement dans un grincement de frein et le chauffeur d’une voix aigue et criarde :
-« nous voila en ville ! »
-« où dois-je vous déposez monsieur Hamid ? »
-« chez mon frère, tu dois connaitre l’adresse répond timidement Hamid.
Au matin, il découvre d’abord l’appartement et la chambre dans laquelle il avait passé la nuit et qui sera par la suite l’unique chambre qu’il partagera pour une longue durée avec son épouse et ses enfants. Puis avec éblouissement la magie de la ville, avec ses lumières, ses voitures et ses buildings. Un présent qui semble –il le délivre de l’étroitesse ruelles du village et des bois sombres et glacés.
Il poursuit ainsi son chemin ,celui déjà emprunté par son pére en exerçant des menus travaux en débutant par être boulanger d’abord puis en revenant à sa véritable nature d’aventurier , pour être chauffeur d’entreprise puis de taxi . Et comme marcher lui collait à la peau il revient à son premier métier de boulanger une fois établi en France !comme quoi Hamid cours toujours après le pain ! Hamid avait connu une jeunesse difficile, il avait du trainer ses grolles un peu partout sans jamais trouver le milieu qui lui sied. Jusqu’au ou il débarque en France.
Et lorsque il revient de temps à autre au bled, il retrouve alors ses amis, ses proches bien mieux, qui ont de la santé alors que chez lui se lisait les regrets infinis d’avoir tant donné pour si peu.
l.ouali in "rêves d’été"-thirga unabdhou-
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mercredi 16 novembre 2016

la dame de la rue Bakour Lounes


L'oie qui fait sa loi!
Dans la ville côtière à l’est de Boumerdes, auparavant « courbet », Zemmouri actuellement, une localité qui dépendait autrefois de la vaste plaine des Issers, nom dérivant de Yasser (fort belle plaine) du temps du sultan Moaiz Bella.la porte d’entrée de la Kabylie.
C’est dans ce petit village*, aux senteurs de la sardine et aux cris des mouettes que vit une oie au caractère fort étrange.
Nulle sentinelle n’est plus vigilante et sure que notre volaille qui arbore une allure fière, le cou tendu, la tête en l’air, écoute, veille et jette à la moindre apparence de danger le cri d’alarme. Et tout à coup, comme un orage dans un ciel serein, elle change bizarrement de comportement, tête au raz du sol, les ailes écartées, et fonce dans une première charge destinée à intimider l’adversaire puis la suivante sera suivie de pincements aux talons et aux mollets, mais sans aucune dangerosité sauf une mauvaise chute.
En débouchant sur la rue chahid Lounes Bakour et à mi chemin juste à coté du lavage auto. La-voila notre Oie domestique, blanche et grasse comme un cygne, au bec rouge foncé, au ventre d’un blanc éclatant. Elle lustre ses plumes à coup de bec, cacarde, et marche en dandinant gracieusement, en défilant au pas de parade, au pas d’oie. Elle a de la grâce notre bernache, impériale dans sa démarche, le buste bien droit, le pas cadencé, les pattes tendues tel un soldat Prussien, elle part en pâture, désherber les cultures, et à la recherche des grains et des épluchures de légumes.
Ces volailles tant appréciées pour leur chair, et leur foie gras, leurs œufs mais aussi pour la production de plumes (duvet), ou juste pour le plaisir de l’adopter comme animal de compagnie.
Mais surtout, aussi paradoxal que cela puisse paraitre elles assument leur rôle de gardiennage, après le chien de garde, voila l’oie de garde !
Gare à celui qui s’en approche, car quiconque ose emprunter la ruelle, sera sévèrement puni. Notre bécasse de la rue Bakour, le cerbère d’un nouveau genre, elle a une fâcheuse tendance à passer le plus clair de son temps dans la rue, alors elle impose sa loi, filtre le passage et s’insurge contre tous ceux qui frôlent la maison.il parait qu’elle a une préférence pour la junte féminine de surcroit les porteuses de hidjab ! Elle n’hésite pas à becqueter en choisissant spécialement les talons et sauter sur tous individus qui osent s’aventurer sur son territoire,
Sans être réellement méchante car c’est dans sa nature.les oies disposent d’une bonne mémoire, très sociables et possèdent un instinct grégaire développé. Avec leurs cris strident et leur capacité de pincer suffisent à décourager d’éventuels intrus.
Combien de femmes se sont vues rebrousser chemin ?combien d’enfants se sont pris les jambes au cou ? Mais notre demoiselle sans vouloir être un méchant chien de garde ne fait en réalité qu’impressionner. Elle est la sympathique mascotte de la rue Bakour, elle donne des couleurs, du mouvement de la joie à la longue ruelle qui paraissait plongée dans un semblant de vie.
Village* : le village a grandi depuis, il est resté petit, charmant et nostalgique juste dans nos esprits.
l.ouali octobre2016
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